Données officielles CARMF · 1ᵉʳ janvier 2026

Votre retraite de
médecin libéral, en clair.

Tout comprendre sur la retraite CARMF — âge de départ, calcul, montant, démarches. Et surtout, estimez votre pension en 1 minute, gratuitement.

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Exemple — départ à 65 ans
42 416 €/an
Médecin né en 1960, BNC 80 000 €, conventionné
Base
10 164 €
Complémentaire
18 623 €
ASV
13 628 €
Chiffres clés 2026

La retraite des médecins libéraux
en quelques chiffres

35 100
Pension moyenne annuelle brute, tous régimes CARMF confondus
3 régimes
Base, complémentaire (RC) et ASV — gérés par la CARMF
62-64 ans
Âge d'ouverture des droits selon votre génération
+30 %
Surcote maximale en cas de report jusqu'à 70 ans (RC et ASV)
Comprendre votre retraite

Vos 3 régimes obligatoires CARMF

Tout médecin libéral cotise à trois régimes complémentaires les uns des autres. Chacun obéit à ses propres règles de points, de décote et de surcote.

B

Régime de base

~21 % de la pension

Commun à tous les libéraux. Fonctionne en points et en trimestres. C'est le seul régime soumis à la décote.

Valeur du point 2026 : 0,6599 €
C

Régime complémentaire

~45 % de la pension

Le poids lourd. Pas de décote, jamais — même en cas de départ avant le taux plein du régime de base.

Valeur du point 2026 : 77,14 €
A

Régime ASV

~30-35 % de la pension

Réservé aux conventionnés. En secteur 1, les deux tiers des cotisations sont payés par l'Assurance maladie.

Valeur du point 2026 : 11,82 €
⚡ Outil gratuit

Estimez votre pension
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Saisissez quelques chiffres — année de naissance, revenu moyen, trimestres — et obtenez instantanément votre pension annuelle, mensuelle, et la comparaison entre 62, 63, 65 et 67 ans.

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Les 5 choses à vérifier sur votre relevé CARMF avant 60 ans

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Les années d'activité manquantes
Les périodes spécifiques (maternité, maladie…)
Le statut conventionné année par année
La cohérence revenus / déclarations 2035
L'impact chiffré d'une anomalie avant liquidation

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Le guide complet

Réponses à vos questions

Les 10 sujets que les médecins libéraux nous posent le plus souvent. Chiffres officiels 2026, sourcés CARMF.

À quel âge un médecin peut-il partir à la retraite ?

Âge légal, âge taux plein, trimestres requis — tout dépend de votre année de naissance.

Lire l'article →

Comment est calculée votre pension ?

La formule par régime, les valeurs de point 2026, et un exemple chiffré officiel CARMF.

Lire l'article →

Les 3 régimes CARMF expliqués simplement

Base, complémentaire, ASV — qui couvre quoi, et qui pèse combien dans votre pension finale.

Lire l'article →

Décote, surcote, taux plein

Partir avant : −1,25 %/trimestre. Partir après : +1,25 %/trimestre. Le décryptage complet.

Lire l'article →

Cumul emploi-retraite : nouveautés 2027

Réforme LFSS 2026, nouveaux droits RC, qui est concerné — toutes les évolutions à venir.

Lire l'article →

Quel est le montant moyen ?

35 100 € bruts/an en moyenne. Mais les écarts sont énormes selon le profil — analyse détaillée.

Lire l'article →

5 erreurs à éviter avant la retraite

Les pièges classiques qu'on voit chaque semaine — et comment les anticiper à temps.

Lire l'article →

À quel âge partir à la retraite ?

Décote à 63 ans ou surcote à 65 ans ? Le calcul du point d'équilibre, souvent surprenant.

Lire l'article →

3 enfants, inaptitude, surcote

Les majorations méconnues qui peuvent augmenter votre pension de 10 à 30 %.

Lire l'article →

Lever le pied en fin de carrière : quel impact sur la retraite ?

Un médecin à 220 k€ de BNC réduit de 40 % son activité. Effet sur la pension : souvent bien moins important qu'on ne le croit.

Lire le cas pratique →

Rachat de trimestres : est-ce vraiment rentable ?

Un radiologue, 534 k€ de BNC, 13 trimestres manquants. Analyse coût/bénéfice chiffrée.

Lire le cas pratique →

Partir avec une décote : vraiment si pénalisant ?

La décote sur le régime de base est souvent moins impactante qu'on ne le pense. Démonstration par l'exemple.

Lire le cas pratique →

La surcote : pas toujours le meilleur choix

Décaler pour gagner plus, oui — mais en renonçant à des mois de retraite. Le calcul du point d'équilibre.

Lire le cas pratique →

Retraite progressive : pourquoi c'est inadapté aux médecins libéraux

Accessible dès 60 ans — mais contraignante, peu pilotable et limitée au régime de base pour les libéraux.

Lire l'article →

La pension de réversion CARMF

60 % de la pension du médecin défunt pour le conjoint survivant. Conditions, démarches et montants.

Lire l'article →

Erreurs et anomalies sur le relevé de carrière CARMF

Points manquants, trimestres oubliés : l'impact est souvent chiffrable en milliers d'euros. Comment les détecter.

Lire l'article →

Quelle rémunération « idéale » pour bien cotiser à la CARMF ?

Plafonds RC, SELARL, calibrage du train de vie : comment optimiser à la fois ses droits retraite et sa fiscalité.

Lire l'article →

Votre relevé de carrière CARMF : comment le lire ?

Les 5 vérifications indispensables à faire 3 à 5 ans avant votre départ pour ne pas laisser des droits sur la table.

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Les nouveautés CARMF, les changements réglementaires, des conseils concrets pour optimiser votre retraite. Sans spam, désinscription en 1 clic.

À quel âge un médecin libéral peut-il partir à la retraite ?

En 2 lignes : un médecin libéral peut demander sa retraite à partir de 62 ans (générations 1960–1963) jusqu'à 64 ans (générations 1969 et après), avec des âges intermédiaires pour les générations 1964–1968. Le taux plein automatique reste à 67 ans.

L'âge dépend de votre génération

Suite à la suspension de la réforme des retraites 2023, les règles ont été partiellement modifiées. Les générations 1960 à 1963 restent à 62 ans, les générations 1964 à 1968 ont un âge légal intermédiaire (entre 62 ans 9 mois et 63 ans 9 mois), et les générations 1969 et après restent à 64 ans — sans changement par rapport à avant la réforme.

Année de naissance Âge légal (suspension réforme) Trimestres requis (suspension réforme) Âge du taux plein automatique
196062 ans16767 ans
1961 (avant septembre)62 ans16867 ans
1961 (à partir de sept.)62 ans16867 ans
196262 ans16867 ans
196362 ans16867 ans
196462 ans et 9 mois17067 ans
1965 (jusqu'au 31 mars)62 ans et 9 mois17067 ans
1965 (à partir d'avril)63 ans17167 ans
196663 ans et 3 mois17267 ans
196763 ans et 6 mois17267 ans
196863 ans et 9 mois17267 ans
1969 et après64 ans17267 ans
1970 – 197264 ans17267 ans
1973 et après64 ans17267 ans

Source : CARMF — tableau à jour après suspension de la réforme 2023. Les générations 1960 à 1963 et 1969 et après : sans changement par rapport à avant la réforme. Les générations 1964 à 1968 (fond coloré) : âge légal intermédiaire entre 62 ans 9 mois et 63 ans 9 mois selon la date de naissance. Taux plein automatique : 67 ans pour toutes les générations nées après 1955.

Les 3 scénarios possibles

1. Partir avec une décote

Vous partez à l'âge légal sans avoir atteint la durée de cotisation requise pour partir à taux plein : votre pension de base subit une minoration de 1,25 % par trimestre manquant, plafonnée à 20 trimestres (soit −25 % maximum).

Bonne nouvelle : la RC et l'ASV ne subissent aucune décote.

Voir le cas pratique : rachat de trimestres | Voir le cas pratique : partir avec une décote

2. Partir à taux plein

Vous avez atteint l'âge légal ET le nombre de trimestres requis : pension entière du régime de base.

✔ Bonne nouvelle : la surcote sur la complémentaire (RC) et l'ASV s'applique dès 62 ans, quelle que soit la durée de cotisation.

3. Partir avec une surcote

Sur la complémentaire (RC) et l'ASV : la majoration s'applique à partir de 62 ans, quelle que soit la durée de cotisation : +1,25 %/trimestre entre 62 et 65 ans, puis +0,75 %/trimestre entre 65 et 70 ans.

Sur le régime de base : la surcote s'applique si vous continuez à cotiser au-delà du nombre de trimestres requis : +1,25 %/trimestre depuis le 1ᵉʳ septembre 2023.

Voir le cas pratique : surcote, est-ce toujours rentable ?

Cas particulier : l'inaptitude

En cas de retraite pour inaptitude, vous pouvez partir dès 62 ans, et la pension RC + ASV est majorée de +13 % (CARMF).

🎯 Quel âge est optimal pour vous ?

Notre simulateur compare votre pension à 62, 63, 64, 65, 66 et 67 ans.

Questions fréquentes

Puis-je partir avant mon âge légal ?

Uniquement en cas de carrière longue ou de statut de travailleur handicapé, sous conditions précises (CARMF). L'âge légal varie de 62 à 64 ans selon votre génération — voir le tableau ci-dessus.

À 67 ans je n'ai pas tous mes trimestres : que se passe-t-il ?

Vous obtenez le taux plein automatique, sans décote, quel que soit votre nombre de trimestres.

Le report de l'âge légal est-il définitif ?

La LFSS 2026 a suspendu temporairement la montée en charge à compter du 1ᵉʳ septembre 2026. À surveiller.

✉️ Une question sur votre situation personnelle ? Contactez-nous pour un premier échange gratuit.

Sources : CARMF (carmf.fr) (previssima.fr). Données à jour au 1ᵉʳ janvier 2026.

Comment est calculée la pension d'un médecin libéral ?

En 2 lignes : la pension est la somme de trois pensions (base + RC + ASV), chacune calculée selon la formule points × valeur du point × coefficient. Au 1ᵉʳ janvier 2026 : 0,6599 € (base), 77,14 € (RC), 11,82 € (ASV).

La formule par régime

🟢 Régime de base

Pension = Total points × 0,6599 € × (1 − décote ou + surcote)

Acquisition (2026) : 557 points pour 48 060 € de revenu, +1 point par tranche de 9 612 € (max 25 pts).

🔵 Régime complémentaire (RC)

Pension RC = Total points × 77,14 € × Coefficient

Acquisition (2026) : 1 point par tranche de 14 602 € de revenu, plafonné à 11,52 points par an.

💡 La RC n'a jamais de décote, même si vous partez avant le taux plein du régime de base.

🟠 Régime ASV (conventionnés)

Pension ASV = Total points × 11,82 € × Coefficient

Acquisition (2026) : 27 points forfaitaires + 1 point par tranche de 7 987,50 € (max 9,5 pts).

Exemple chiffré officiel CARMF — médecin né en 1960

Médecin né le 10 novembre 1960, revenu moyen 80 000 €/an, 167 trimestres validés (= taux plein pour cette génération), départ à 65 ans, 30 années d'affiliation :

RégimePointsValeur pointMajorationPension/an
Base15 4030,6599 €010 164 €
Complémentaire21077,14 €+15 %18 623 €
ASV1 00311,82 €+15 %13 628 €
Total annuel brut42 416 €

Soit environ 3 535 € bruts par mois. Après déduction de la CSG-CRDS (~9,1 %), la pension nette est d'environ 3 214 €/mois nets, avant impôt sur le revenu.

🎯 Et pour vous, ça donne quoi ?

Notre simulateur applique la même méthode, avec vos propres chiffres.

Questions fréquentes

Où trouver mon nombre de points ?

Sur votre appel de cotisations annuel ou dans votre espace personnel eCARMF.

Quelle est la part de chaque régime ?

Base ~21 %, complémentaire ~45 %, ASV ~30-35 %.

Qu'apporte la majoration pour 3 enfants ?

Un bonus de +10 % sur la pension de retraite (régime de base et complémentaire) pour les médecins ayant élevé au moins 3 enfants.

✉️ Besoin d'un calcul sur-mesure ? Contactez-nous.

Sources : CARMF Données CARMF 2026.

Les 3 régimes de retraite CARMF expliqués simplement

En 2 lignes : tout médecin libéral cotise à 3 régimes obligatoires gérés par la CARMF : le régime de base (commun aux libéraux), le régime complémentaire RC spécifique aux médecins, et le régime ASV réservé aux conventionnés.

Vue d'ensemble

RégimePour qui ?Part pensionValeur point 2026
BaseTous les médecins libéraux~21 %0,6599 €
Complémentaire (RC)Tous les médecins libéraux~45 %77,14 €
ASVConventionnés uniquement~30-35 %11,82 €

1. Le régime de base

Aligné sur le régime général, géré par la CARMF mais piloté par la CNAVPL.

2. Le régime complémentaire (RC)

Le poids lourd : ~45 % de la pension totale.

3. Le régime ASV

Spécifique aux conventionnés, cofinancé par l'Assurance maladie.

🎯 Quel régime pèsera le plus pour vous ?

Le simulateur ventile votre future pension entre les 3 régimes.

Sources : CARMF Données CARMF 2026.

Décote, surcote, taux plein : ce qu'il faut savoir

En 2 lignes : partir sans avoir atteint la durée de cotisation requise entraîne une décote de 1,25 % par trimestre manquant (plafonnée à 20 trimestres soit −25 % maximum), uniquement sur le régime de base. Continuer à cotiser après 62 ans déclenche une surcote sur la complémentaire (RC) et l'ASV. Reporter son départ après avoir acquis le nombre de trimestres requis génère également de la surcote sur le régime de base.

La décote : pénalité d'un départ trop tôt

La décote concerne uniquement le régime de base. Elle s'applique si :

  1. Vous partez avant l'âge du taux plein automatique (67 ans)
  2. Vous n'avez pas tous les trimestres requis

Formule : −1,25 % par trimestre manquant, plafonné à 20 trimestres (soit −25 % maximum).

La RC et l'ASV ne subissent jamais de décote

« Aucune minoration (décote) n'est appliquée pour les cotisants à la CARMF, même si la retraite de base est liquidée à taux réduit. »

C'est l'un des atouts majeurs du régime des médecins libéraux.

La surcote : la prime au report

PériodeSur la RC/ASV
Âge légal → 65 ans+1,25 %/trimestre (+5 %/an)
65 → 70 ans+0,75 %/trimestre (+3 %/an)
Plafond à 70 ans+30 %

Exemple chiffré CARMF

Médecin né en 1965, BNC 80 000 €, qui passe d'un départ à 62 ans à un départ à 65 ans :

Gain annuel : +9 490 € (+33 %), à vie.

🎯 Quel impact pour vous ?

Le simulateur calcule automatiquement votre décote ou surcote.

Sources : CARMF

Cumul emploi-retraite : règles et nouveautés 2026-2027

En 2 lignes : le cumul permet de percevoir sa pension tout en continuant une activité. Au 1ᵉʳ janvier 2024, 13 500 médecins étaient en cumul (11 % des praticiens). Le cadre évolue profondément au 1ᵉʳ janvier 2027 (LFSS 2026).

Les chiffres clés

Les deux types de cumul actuels

1. Le cumul intégral (sans plafond)

Conditions :

2. Le cumul plafonné

Si vous ne remplissez pas les conditions du cumul intégral, votre revenu d'activité est limité au PASS (48 060 € en 2026).

⚠️ La réforme du 1ᵉʳ janvier 2027

« La LFSS 2026 prévoit de réformer en profondeur le cumul emploi-retraite, avec application au 1ᵉʳ janvier 2027. »

Trois bornes d'âge :

Bonne nouvelle pour ceux déjà en cumul

Cette nouvelle réglementation ne concernera pas les médecins déjà en situation de cumul, ni ceux qui liquideront leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027.

🎯 Nouveauté CARMF : droits RC dès 2027

Annonce de décembre 2025 : les médecins en cumul intégral pourront acquérir de nouveaux droits dans le régime complémentaire à partir de 2027. Premières liquidations possibles dès 2028.

🎯 Avant de basculer, simulez

Liquider avant ou après le 1ᵉʳ janvier 2027 : la décision peut peser lourd.

✉️ Question sur votre cumul ? Contactez-nous — premier échange gratuit.

Sources : CARMF Données CARMF 2026.

Quel est le montant moyen d'une retraite de médecin libéral ?

En 2 lignes : en 2024, la retraite moyenne d'un médecin libéral retraité s'élevait à 35 100 € bruts par an, soit ~2 925 €/mois (CARMF). La pension complémentaire représente à elle seule environ 45 % du total.

Répartition par régime

RégimePart dans la pension
Base~21 %
Complémentaire (RC)~45 %
ASV~30-35 %

Les écarts sont importants

La moyenne masque des écarts considérables liés à :

Selon les profils, la pension peut aller du simple au double.

Le taux de remplacement

Médecins en activité : 5 833 à 12 000 € bruts/mois. Soit un taux de remplacement moyen de 30 à 40 % : la pension équivaut à un peu plus d'un tiers du revenu d'activité.

C'est moins qu'un salarié du privé (50-60 %), ce qui explique l'intérêt de prolonger l'activité, du cumul, et des dispositifs complémentaires comme CAPIMED ou le PER.

Impact concret de l'âge de départ

Âge de départPension annuelle brute
62 ans29 000 €
63 ans32 464 €
65 ans38 490 €

+33 % entre 62 et 65 ans (CARMF, exemple médecin de 1965, BNC 80 000 €).

Cas pratique : la surcote est-elle toujours le meilleur choix ?

🎯 Vous voulez votre propre montant ?

Pas la moyenne — votre pension à vous, selon votre profil exact.

Sources : CARMF Données CARMF 2026.

5 erreurs à éviter quand on prépare sa retraite

En 2 lignes : les médecins préparent leur retraite en moyenne 18 mois avant le départ — trop tard pour la plupart des optimisations. Voici les 5 erreurs qu'on voit le plus souvent.

❌ Erreur n°1 : confondre âge légal et durée de cotisation requise

L'âge légal est l'âge à partir duquel vous pouvez liquider votre retraite. La durée de cotisation requise (nombre de trimestres) est la condition pour obtenir le taux plein sur le régime de base. Ce sont deux notions distinctes. Entre les deux, vous risquez une décote.

✅ Solution : connaître son nombre de trimestres validés via l'espace eCARMF.

❌ Erreur n°2 : oublier que la RC ne subit pas de décote

Vous pouvez partir avec décote sur la base et pleine pension sur la RC (45 % du total).

✅ Solution : simulez avant de renoncer à un départ à la retraite.

❌ Erreur n°3 : sous-estimer ou surestimer la surcote

+15 % RC/ASV pour 3 ans de plus. +30 % à 70 ans. Mais attention : décaler son départ, c'est aussi renoncer à des mois de retraite. Il faut mettre en perspective le gain de pension VS le montant de retraite auquel on renonce pendant la période de report. Ce calcul n'est pas toujours favorable à la surcote.

Voir le cas pratique : la surcote est-elle toujours rentable ?

❌ Erreur n°4 : louper la date d'effet trimestrielle

Les retraites prennent effet uniquement aux 1ᵉʳ janv., 1ᵉʳ avr., 1ᵉʳ juill. ou 1ᵉʳ oct. Un dépôt mal calé peut coûter 3 mois de pension.

❌ Erreur n°5 : ne pas vérifier son relevé de carrière

Trimestres oubliés, périodes de maternité, service militaire… les erreurs sont fréquentes. Après liquidation, c'est beaucoup plus long à corriger.

✅ Solution : audit du relevé 3 à 5 ans avant le départ.

🎯 Faites le point en 1 minute

Pension, décote, surcote, comparaison par âge.

✉️ Besoin d'un avis expert ? Contactez-nous — premier échange gratuit.

Sources : CARMF

À quel âge partir à la retraite ? L'impact concret d'un départ avec décote ou surcote

En 2 lignes : partir à 63 ans avec une légère décote ou attendre 65 ans avec surcote — l'écart de pension est réel, mais décaler son départ a un coût souvent sous-estimé : renoncer à des mois de retraite. Le calcul du point d'équilibre change tout.

Le cas concret : médecin né en 1965, BNC 80 000 €

Ce médecin a 167 trimestres à 63 ans, alors que le taux plein requiert 171 trimestres. Il lui manque donc 4 trimestres à 63 ans, et atteindra le taux plein à 65 ans (171 trimestres cotisés, soit 4 de plus que requis).

Le comparatif 63 ans vs 65 ans

Âge de départ Régime de base RC + ASV Pension totale/an
63 ans Décote −5 % (4 trim. manquants) Surcote +5 % (1 an après 62 ans) 32 464 €
65 ans Surcote +5 % (4 trim. au-delà du requis) Surcote +15 % (3 ans après 62 ans) 38 490 €

Source : CARMF.

→ Attendre 65 ans plutôt que partir à 63 ans génère +6 026 €/an de pension supplémentaire.

La question que personne ne pose : combien renonce-t-on ?

Attendre 65 ans au lieu de partir à 63 ans, c'est renoncer à 2 ans de pension à 32 464 €/an, soit 64 928 € non perçus pendant ces deux années.

Pour récupérer ces 64 928 € grâce au gain de pension (+6 026 €/an), il faut vivre plus de 10 ans après 65 ans — soit jusqu'à environ 75 ans. Au-delà de 75 ans, le report devient financièrement rentable. En deçà, le départ à 63 ans aura rapporté davantage au total.

Ce que ce calcul révèle

La décote à 63 ans ne porte que sur le régime de base — soit environ 21 % de la pension totale. La RC et l'ASV (79 % restants) ne sont pas affectées par la décote, et bénéficient même d'une surcote de +5 % dès 63 ans.

Autrement dit : partir à 63 ans avec une décote est souvent bien moins pénalisant qu'on ne le croit, et renoncer à 2 ans de retraite pour l'éviter n'est rentable qu'après 75 ans.

La décision dépend de votre situation

🎯 Quel est votre point d'équilibre ?

Notre bilan retraite calcule précisément, pour votre profil, l'âge à partir duquel reporter devient financièrement rentable.

Source : CARMF.

3 enfants, inaptitude, surcote : les majorations qui changent tout

En 2 lignes : la retraite CARMF prévoit plusieurs majorations qui peuvent augmenter de 10 à 30 % votre pension. Encore faut-il les connaître.

Majoration n°1 : 3 enfants → +10 % sur la pension de retraite

Une majoration de +10 % s'applique à la pension de retraite (régime de base et complémentaire) pour les médecins ayant eu trois enfants ou plus.

Sur une pension moyenne de 35 100 €/an, c'est +3 510 €/an à vie (base + complémentaire).

Majoration n°2 : inaptitude → +13 % RC + ASV

Si vous obtenez la retraite pour inaptitude :

Majoration n°3 : la surcote (départ différé)

PériodeMajoration RC/ASV
Âge légal → 65 ans+1,25 %/trimestre (+5 %/an)
65 → 70 ans+0,75 %/trimestre (+3 %/an)
Plafond à 70 ans+30 %

Et si on les cumule ?

Un médecin qui :

Sur une pension de 30 000 €/an, ces majorations cumulées peuvent ajouter +8 000 à +10 000 €/an à vie.

🎯 Quel impact pour vous ?

Notre simulateur intègre les 3 majorations.

Sources : CARMF

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Lever le pied en fin de carrière : quel impact réel sur la retraite ?

En 2 lignes : beaucoup de médecins hésitent à réduire leur activité en fin de carrière par peur d'impacter leur retraite. Dans la réalité, l'impact sur la pension est souvent bien moins significatif qu'on ne le croit — et il est largement compensé par les économies fiscales.

La situation : Dr AD, médecin né en 1970

Scénario 1 : il maintient son activité à 220 k€ jusqu'à la retraite

Le Dr AD continue à plein régime jusqu'à son départ à 64 ans. Sa pension est calculée sur la base de ses revenus élevés sur toute la carrière.

Scénario 2 : il réduit de 40 % dès aujourd'hui (3 jours/5)

Le Dr AD passe à 132 000 € de BNC annuels à partir de 2026 jusqu'à son départ en retraite.

Le verdict : l'impact sur la retraite est non significatif

Dans le cas du Dr AD, la réduction de 40 % de l'activité génère un impact très limité sur le montant de la pension. La raison : les régimes complémentaire (RC) et ASV ont des plafonds de cotisation — au-delà d'un certain revenu, cotiser plus ne rapporte plus de points supplémentaires. Le Dr AD, avec 220 k€, atteignait déjà ces plafonds. Passer à 132 k€ ne change donc quasiment rien à ses droits RC et ASV.

Et l'économie fiscale, elle ?

Ce que les chiffres bruts de retraite ne montrent pas : en réduisant son activité de 40 %, le Dr AD va économiser une quantité substantielle d'impôts pendant les années restantes avant sa retraite (son taux marginal d'imposition diminue significativement). Cette économie fiscale annuelle peut largement compenser — voire dépasser — la légère perte de pension.

La leçon à retenir

🎯 Quel serait l'impact d'une baisse d'activité dans votre cas ?

C'est exactement ce que notre bilan retraite personnalisé vous permet de calculer — avec votre profil exact, vos trimestres et vos revenus réels.

Source : CARMF. Cas pratique indicatif.

Rachat de trimestres CARMF : est-ce vraiment rentable ?

En 2 lignes : le rachat de trimestres peut être une excellente opération financière — ou un mauvais placement. Tout dépend du nombre de trimestres manquants, de votre âge, de votre tranche d'imposition et de vos alternatives de placement.

Rappel : quand peut-on racheter des trimestres ?

Quand le rachat n'a aucun intérêt

La situation : Dr AB, radiologue né en 1969

Les chiffres

Sans rachat (départ 01/10/2033)Avec rachat de 12 trim. (01/01/2034)
Pension annuelle brute74 096 €79 435 €
Gain annuel net d'impôt (~30 %)3 737 €/an
Coût du rachat (option 1)48 660 €
Coût net d'impôt (~45 % TMI)26 763 €
Retour sur investissement7,16 ans → TRI ~14 %/an

En clair : s'il rachète 12 trimestres, il part à taux plein et récupère son investissement à 71 ans et 6 mois. Un rendement de ~14 %/an net d'impôt — difficilement battu par un placement financier.

Mais ce n'est pas toujours le meilleur choix

Si le montant de retraite + les revenus du patrimoine permettent de maintenir son train de vie, il peut être plus judicieux de garder la somme sur une assurance-vie (sortie fiscalement avantageuse, transmission sans droits de succession) plutôt que d'augmenter une pension déjà suffisante — et donc d'augmenter sa fiscalité sur un revenu dont on n'a pas besoin.

La stratégie recommandée

Évaluer tôt le coût d'un rachat de 12 trimestres (environ 18 000 € à 30 ans) et capitaliser cette somme à au moins 3 %/an sur une assurance-vie ou un PEA. Faire le choix définitif quelques années avant le départ, quand le calcul réel est possible.

⚠️ Attention : il n'est pas possible de retirer sur un PER pour financer un rachat de trimestres.

🎯 Est-ce rentable dans votre situation ?

Le calcul dépend de votre profil exact, de votre TMI et de vos alternatives. Notre bilan retraite vous donne la réponse.

Source : CARMF. Cas pratique indicatif — les montants dépendent de l'âge et des revenus.

Partir avec une décote : vraiment si pénalisant ?

En 2 lignes : la décote sur le régime de base est souvent perçue comme rédhibitoire. En réalité, elle ne porte que sur ~21 % de la pension totale — et décaler son départ pour l'éviter a un coût : celui des mois de retraite auxquels on renonce.

La situation : Dr AD, médecin né en 1965

Scénario A : départ à l'âge légal (63 ans), avec décote

À 63 ans, le Dr AD a 162 trimestres VS 172 requis → 10 trimestres manquants → décote de 12,5 % sur le régime de base uniquement.

Pension mensuelle nette : 3 850 €/mois (soit 46 200 €/an)

Scénario B : attendre le taux plein (65 ans 9 mois)

Il travaille 2 ans et 9 mois de plus, atteint 172 trimestres, plus de décote.

Pension mensuelle nette : 4 616 €/mois (soit 55 392 €/an) → +766 €/mois

Le calcul souvent oublié : le coût du report

S'il choisit d'attendre, il renonce à 30 mois de retraite (de janvier 2029 à octobre 2031), soit 30 × 3 850 € = 115 500 € de retraite non perçue.

Pour récupérer ces 115 500 € grâce au gain de pension (+9 192 €/an), il faut vivre 12,6 ans après 65 ans et 9 mois, soit jusqu'à 78 ans et 3 mois.

OptionPension/moisPoint d'équilibre
Départ à 63 ans (avec décote)3 850 €
Attendre le taux plein (65 ans 9 mois)4 616 €Rentable seulement après 78 ans 3 mois

La conclusion

La décote n'est pas neutre, mais elle est souvent moins pénalisante qu'on ne le croit, pour deux raisons :

🎯 Dans votre cas, quel est le point d'équilibre ?

Notre bilan retraite calcule précisément le scénario optimal pour votre profil.

Cas pratique : le rachat de trimestres peut-il être une alternative ?

Source : CARMF.

La surcote : pas toujours le meilleur choix

En 2 lignes : travailler plus longtemps pour bénéficier de la surcote augmente la pension — mais décaler son départ, c'est renoncer à des mois de retraite. Le calcul du point d'équilibre est souvent moins favorable qu'on ne l'imagine.

La situation : Dr AD, médecin né en 1965 (suite)

Que gagne-t-il à attendre jusqu'à 67 ans ?

En travaillant 1 an et 3 mois de plus (de 65 ans 9 mois à 67 ans), la surcote lui rapporte +348 €/mois (soit +4 176 €/an) sur sa pension.

Mais ce qu'il renonce à percevoir pendant ce temps

En attendant jusqu'à 67 ans, il renonce à 15 mois de retraite à 4 616 €/mois, soit 69 240 € non perçus.

Pour récupérer ces 69 240 € grâce aux +4 176 €/an de surcote, il faut vivre 16,6 ans après 67 ans, soit jusqu'à 83 ans et 6 mois.

DépartPension/moisRetraite renoncéePoint d'équilibre
65 ans 9 mois (taux plein)4 616 €
67 ans (avec surcote)4 964 €69 240 €Rentable après 83 ans 6 mois

La surcote sur RC et ASV : une logique différente

Rappel : la surcote sur la complémentaire (RC) et l'ASV s'enclenche dès 62 ans, quelle que soit la durée de cotisation. Elle ne nécessite pas de "report" au sens classique : continuer à cotiser après 62 ans suffit à l'activer automatiquement.

La conclusion

La surcote est un levier intéressant — mais elle doit être mise en perspective avec le montant de retraite auquel on renonce pendant la période de report. Pour le Dr AD, la surcote n'est rentable que s'il vit jusqu'à plus de 83 ans.

Ce calcul est très personnel : il dépend de l'état de santé, du niveau de pension déjà acquis, des revenus du patrimoine, et de la capacité à maintenir son niveau de vie sans travailler.

🎯 À quel âge est-il vraiment rentable pour vous de partir ?

Notre bilan retraite calcule votre point d'équilibre précis, tous scénarios comparés.

Source : CARMF.

Retraite progressive : pourquoi c'est inadapté aux médecins libéraux

En 2 lignes : la retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en continuant à travailler à temps partiel. En théorie séduisante, elle est en pratique inadaptée aux médecins libéraux pour des raisons structurelles importantes.

Le principe

La retraite progressive permet de liquider une fraction de sa retraite tout en poursuivant une activité à temps partiel (entre 40 % et 80 % de la durée légale du travail). La retraite provisoire est calculée sur les droits acquis à la date de la demande — avec une éventuelle décote, mais non définitive.

Les conditions d'accès

Pourquoi c'est inadapté aux médecins libéraux (CARMF)

1. Un déclenchement uniquement au 1ᵉʳ janvier

Contrairement aux salariés, les médecins libéraux ne peuvent déclencher la retraite progressive qu'au 1ᵉʳ janvier de chaque année. Cette rigidité rend le dispositif très peu souple à piloter.

2. Un revenu libéral difficile à maîtriser

La condition de temps partiel est évaluée par la diminution des revenus professionnels sur les 5 dernières années. Or, les revenus d'un médecin libéral peuvent fluctuer naturellement d'une année à l'autre (remplacements, gardes, activité variable). Il est très difficile de garantir de tomber précisément dans la fourchette des 40 % à 80 %.

3. Perte de la couverture invalidité-décès

Le médecin en retraite progressive n'est plus couvert par le régime invalidité-décès de la CARMF, ni pour les arrêts de travail de plus de 90 jours. C'est une protection importante à laquelle il renonce.

4. Seul le régime de base est versé — pas les complémentaires

C'est le point le plus pénalisant : la retraite progressive à la CARMF ne porte que sur le régime de base, qui représente en moyenne ~21 % de la pension totale. Le médecin ne perçoit donc qu'une fraction d'une petite fraction de sa future retraite — ce qui rend le dispositif peu attrayant sur le plan financier.

5. Une complexité qui décourage

Selon les gestionnaires de la CARMF, de nombreux médecins qui engagent la procédure finissent par l'annuler, jugeant le dispositif trop complexe à mettre en place.

Quelle alternative pour lever le pied progressivement ?

Pour un médecin qui souhaite réduire son activité avant la retraite, d'autres options sont souvent plus adaptées :

🎯 Vous envisagez de lever le pied progressivement ?

Un bilan retraite personnalisé vous aide à choisir la meilleure stratégie de sortie progressive.

Cas pratique : impact d'une baisse d'activité sur la pension

Source : CARMF.

La pension de réversion CARMF pour le conjoint survivant

En 2 lignes : au décès d'un médecin libéral, son conjoint survivant peut percevoir une pension de réversion représentant 60 % de la retraite versée ou qui aurait été versée au défunt. Cela suppose au minimum 2 ans de mariage — sauf si un enfant est né de l'union.

Les conditions principales (CARMF)

Le mariage

Le taux : 60 %

Le conjoint touche 60 % de la pension versée au médecin retraité au moment de son décès, ou qui aurait dû lui être versée si le décès survient avant la liquidation.

Les démarches

Le conjoint survivant doit déposer un dossier de réversion auprès de la CARMF :

La CARMF édite un guide des démarches en cas de décès, téléchargeable sur carmf.fr.

Le cas du divorce

Le conjoint divorcé peut avoir droit à la réversion sous conditions (durée du mariage, non-remariage…). La réversion peut être partagée entre plusieurs ex-conjoints.

Le remariage

En cas de remariage, PACS ou concubinage du conjoint survivant, les droits peuvent être suspendus ou perdus selon les régimes. À vérifier auprès de la CARMF.

Et les enfants ?

Des rentes temporaires peuvent être versées aux enfants orphelins sous conditions (âge, poursuite d'études…). Voir le guide CARMF dédié.

Attention : la réversion CARMF ne protège pas contre toute baisse de revenus

60 % de la pension du médecin peut représenter une baisse significative de revenus pour le conjoint — surtout si ce dernier n'a pas ou peu de droits propres à la retraite. Il est important d'anticiper cette situation dans la stratégie patrimoniale globale du couple.

🎯 Votre conjoint est-il bien protégé ?

Notre bilan retraite intègre la protection du conjoint dans l'analyse globale.

Source : CARMF.

Erreurs et anomalies sur le relevé de carrière CARMF : l'impact se chiffre en milliers d'euros

En 2 lignes : les erreurs sur le relevé de carrière CARMF sont fréquentes — points manquants, trimestres non comptabilisés. L'impact financier est souvent considérable, et la correction est bien plus difficile après la liquidation.

Exemple 1 : des points RC manquants

Imaginez qu'une erreur administrative fasse manquer 20 points RC sur votre relevé de carrière (une ou deux années mal enregistrées, par exemple).

Au départ à la retraite, 20 points × 77,14 € = 1 543 €/an de pension perdus à vie.

Sur 20 ans de retraite, c'est 30 860 € de pension perdus — définitivement, si l'erreur n'est pas corrigée avant la liquidation.

Exemple 2 : 2 trimestres manquants sur le relevé

Il vous manque 2 trimestres sur votre relevé par rapport à votre réalité de carrière. Deux conséquences possibles :

Cas A : vous attendez d'avoir ces trimestres (report de départ)

Si ces 2 trimestres vous font repousser votre départ de 6 mois, vous renoncez à 6 mois de retraite. Sur une pension de 3 500 €/mois, c'est 21 000 € de retraite non perçue.

Cas B : vous partez avec la décote correspondante

2 trimestres manquants = 2 × 1,25 % = 2,5 % de décote sur le régime de base. Sur une pension de base de 10 000 €/an, c'est 250 €/an perdus à vie — soit 5 000 € sur 20 ans.

Les anomalies les plus fréquentes

La règle d'or : vérifier avant la liquidation

Une fois la retraite liquidée, corriger une erreur est possible mais beaucoup plus long et complexe. À vérifier impérativement 3 à 5 ans avant le départ prévu.

🎯 Votre relevé est-il exact ?

Notre bilan retraite inclut une vérification approfondie de votre relevé de carrière CARMF pour détecter toute anomalie.

Guide : comment lire votre relevé de carrière CARMF

Source : CARMF.

Quelle rémunération « idéale » pour bien cotiser à la CARMF ?

En 2 lignes : au-delà de certains seuils de revenus, chaque euro supplémentaire de BNC génère peu ou pas de droits supplémentaires à la retraite CARMF. Bien calibrer sa rémunération — notamment via une SELARL — permet à la fois d'optimiser les droits à la retraite, de réduire la fiscalité et de capitaliser pour l'avenir.

Les plafonds de cotisation CARMF : au-delà, vous cotisez sans générer de droits

Les trois régimes obligatoires CARMF ont chacun un plafond au-delà duquel les cotisations supplémentaires ne génèrent plus de points — et donc plus aucun droit à la retraite.

Régime Mode de calcul Plafond de revenus générateur de droits Au-delà du plafond
Régime de base 557 pts pour 1 PASS (48 060 €) + 25 pts max au-delà ~240 000 € (5 × PASS) Aucun point supplémentaire
Régime complémentaire (RC) 1 point par tranche de 14 602 €, max 11,52 pts/an ~168 000 € (11,52 × 14 602 €) Aucun point supplémentaire
Régime ASV 27 pts forfaitaires + 1 pt par tranche de 7 987 €, max 9,5 pts ~76 000 € (9,5 × 7 987 €) Aucun point supplémentaire
💡 En pratique, le plafond le plus contraignant est celui du régime complémentaire (RC), qui représente ~45 % de la pension totale. Au-delà de ~168 000 € de BNC, vous ne générez plus aucun point RC supplémentaire — quel que soit votre revenu réel.

Ce que cela signifie concrètement

Un médecin qui gagne 100 000 € de BNC et un médecin qui en gagne 300 000 € auront, toutes choses égales par ailleurs, exactement la même pension complémentaire RC — à partir du moment où tous deux dépassent le plafond de ~168 000 €.

La différence : le médecin à 300 000 € a cotisé bien davantage, mais sans générer un seul euro de pension supplémentaire sur la RC. Ces cotisations au-delà du plafond sont définitivement perdues du point de vue des droits à la retraite.

La rémunération "idéale" du point de vue CARMF

D'un strict point de vue retraite, la rémunération la plus efficace se situe autour de 168 000 € de BNC — niveau auquel on atteint le plafond RC sans le dépasser significativement. En dessous, on n'optimise pas ses droits ; au-delà, on cotise "à perte" sur le plan de la retraite.

Mais cette logique doit s'articuler avec une réalité plus large : la capacité réelle à piloter sa rémunération.

En BNC direct : impossible de choisir sa rémunération

Le médecin libéral exerçant en BNC (bénéfice non commercial) en direct est imposé sur la totalité de son bénéfice, qu'il en ait besoin ou non pour son train de vie. Si ses recettes s'élèvent à 400 000 €, il sera imposé sur ~400 000 € (déduction faite des charges), à sa tranche marginale d'imposition — sans possibilité de "choisir" de ne se verser que 150 000 €.

Via une SELARL : piloter sa rémunération, réduire la fiscalité, capitaliser

La SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) change fondamentalement cette logique. En exerçant via une SELARL soumise à l'IS (Impôt sur les Sociétés), le médecin peut se verser uniquement la rémunération dont il a besoin pour couvrir son train de vie — et laisser le reste dans la société.

Un exemple chiffré

BNC en directVia SELARL
Recettes annuelles 400 000 € 400 000 €
Charges et cotisations ~100 000 € ~100 000 €
Rémunération perçue 300 000 € (imposée à la TMI) 150 000 € (calibrée sur le train de vie)
Bénéfice laissé en société 0 € 150 000 € (imposé à l'IS : 15 % ou 25 %)
Fiscalité personnelle Très élevée (TMI 45 %) Réduite (TMI sur 150 000 €)
Droits à la retraite CARMF Identiques au-delà du plafond RC Identiques (cotisations sur la rémunération)

Où va l'argent laissé dans la SELARL ?

Le bénéfice laissé dans la société n'est pas "bloqué" : il peut être investi via la SELARL dans des supports de capitalisation (contrat de capitalisation, immobilier, placements financiers…). La société devient ainsi un outil de capitalisation pour la retraite, avec une fiscalité IS bien plus favorable que la TMI personnelle.

Quand cette stratégie est-elle particulièrement efficace ?

La SELARL est d'autant plus intéressante que l'écart entre la capacité à se rémunérer et le train de vie réel est grand. Typiquement :

Les points de vigilance

🎯 Votre rémunération est-elle bien calibrée pour votre retraite ?

Notre bilan retraite analyse votre situation (BNC, SELARL, revenus, train de vie) et vous aide à identifier le niveau de rémunération le plus efficace pour optimiser à la fois vos droits CARMF et votre fiscalité.

Questions fréquentes

Peut-on cumuler BNC et SELARL ?

Oui, sous conditions. Certains médecins exercent une partie de leur activité en BNC (remplacements, consultations ponctuelles) et une autre via leur SELARL. L'organisation doit être structurée avec soin pour éviter tout risque de requalification.

Les cotisations CARMF sont-elles les mêmes en SELARL ?

Les cotisations CARMF sont calculées sur la rémunération perçue par le médecin gérant (son "salaire" de la SELARL), pas sur le chiffre d'affaires de la société. C'est précisément ce qui permet d'optimiser.

À partir de quel revenu la SELARL devient-elle intéressante ?

En général, à partir de recettes annuelles d'environ 200 000 à 250 000 €, l'écart de fiscalité entre BNC et SELARL commence à justifier les coûts de structure. En dessous, le PER et d'autres solutions restent souvent plus simples et efficaces.

Source : CARMF. Les données fiscales sont à titre indicatif — consultez un expert-comptable spécialisé dans les professions de santé pour une analyse personnalisée.

Votre relevé de carrière CARMF : comment le lire et le vérifier ?

En 2 lignes : le relevé de carrière CARMF est le document de référence pour calculer votre future retraite. Il est accessible dans votre espace personnel eCARMF — et il doit être vérifié attentivement 3 à 5 ans avant votre départ, car les erreurs sont fréquentes et souvent coûteuses.

Où trouver votre relevé ?

Votre relevé de carrière est disponible dans votre espace personnel eCARMF sur carmf.fr. Il figure également sur votre appel de cotisations annuel. Vous pouvez aussi demander une projection de retraite auprès du service allocataires de la CARMF pour obtenir une estimation officielle.

Ce que contient votre relevé

1. Vos points acquis par régime

Le relevé détaille, pour chaque année d'affiliation, le nombre de points générés sur chacun des trois régimes :

2. Vos trimestres validés

Pour le régime de base uniquement. Un trimestre est attribué par tranche de revenus correspondant à 150 fois le SMIC horaire, dans la limite de 4 trimestres par an. Ce compteur détermine si vous pouvez partir à taux plein ou si vous subissez une décote.

3. Vos revenus déclarés année par année

C'est sur ces revenus que se calculent vos points. Toute erreur sur les revenus d'une année impacte directement votre future pension.

Les 5 vérifications indispensables

✅ 1. Toutes vos années d'activité sont-elles présentes ?

Pour chaque année d'activité libérale, une ligne doit apparaître. Une année manquante signifie des points perdus — potentiellement plusieurs centaines d'euros de pension par an.

✅ 2. Vos périodes spécifiques sont-elles comptabilisées ?

Plusieurs situations ouvrent droit à des points ou trimestres sans cotisation, et sont parfois oubliées :

✅ 3. Votre statut conventionné est-il bien enregistré pour toutes les années ?

Indispensable pour que les points ASV soient comptabilisés. Si la CARMF ne sait pas que vous étiez conventionné une année donnée, vous n'aurez pas de points ASV pour cette période.

✅ 4. Les revenus déclarés sont-ils cohérents avec vos déclarations fiscales ?

Comparez les revenus figurant sur le relevé avec vos déclarations 2035 des années correspondantes. Un écart peut indiquer une erreur de transmission entre les services fiscaux et la CARMF.

✅ 5. La majoration pour 3 enfants est-elle prise en compte ?

Pour bénéficier de la majoration de +10 % sur la pension, vos enfants doivent être enregistrés dans votre dossier CARMF. Vérifiez que cette information figure bien au dossier.

Comment corriger une erreur ?

  1. Rassemblez les justificatifs (déclarations 2035, attestations, livret de famille, certificats médicaux…)
  2. Saisissez la CARMF via votre espace eCARMF ou par courrier recommandé
  3. Conservez une copie de tout échange
  4. Relancez si vous n'avez pas de réponse sous 2 mois

🎯 Votre relevé de carrière est-il exact ?

Notre bilan retraite inclut une vérification approfondie de votre relevé CARMF — points, trimestres, statut conventionné, majorations. Une anomalie détectée avant la liquidation peut valoir plusieurs milliers d'euros.

Questions fréquentes

À quelle fréquence mettre à jour mon relevé ?

Le relevé est mis à jour chaque année après le traitement de vos cotisations. Vérifiez-le au moins tous les 3 à 5 ans en cours de carrière, et impérativement dans les 3 à 5 ans précédant votre départ en retraite.

Peut-on corriger une erreur après la liquidation ?

Oui, mais c'est beaucoup plus long et complexe. Les corrections rétroactives nécessitent des justificatifs parfois difficiles à rassembler des années après. Mieux vaut corriger avant.

Combien coûte une erreur non détectée ?

Cela dépend de la nature de l'erreur. À titre d'exemple, 20 points RC manquants représentent 1 543 €/an de pension perdue — soit plus de 30 000 € sur 20 ans de retraite. Voir notre article sur les anomalies fréquentes.

Source : CARMF (carmf.fr).

Simulateur de retraite CARMF

Estimation gratuite et instantanée de votre pension de médecin libéral, basée sur les paramètres officiels CARMF au 1ᵉʳ janvier 2026.

Votre profil
1965
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Options
Votre estimation
Pension mensuelle brute
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avant impôts et prélèvements sociaux
Annuel brut
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Taux remplacement
— %
Régime de base
— €
Complémentaire
— €
ASV
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Simulation indicative basée sur les valeurs CARMF 2026 (point base 0,6599 € — RC 77,14 € — ASV 11,82 €).